En 2024, 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), soit une hausse de 28 % en un an, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Plus de la moitié de ces chantiers ont permis de sortir des logements du statut de « passoire thermique » sur la base du DPE (diagnostic de performance énergétique). Voici, en questions-réponses, ce que cela change concrètement si vous êtes propriétaire, bailleur ou copropriétaire.
Une rénovation d’ampleur, c’est un chantier global qui vise à améliorer fortement la performance énergétique de votre logement, et pas seulement à changer une fenêtre ou une chaudière isolée. En 2024, 91 900 logements ont réalisé ce type de travaux avec une aide de l’Anah, pour un montant moyen de travaux de 41 500 euros. L’objectif est souvent de faire gagner plusieurs classes au DPE, par exemple passer d’une étiquette F ou G à une étiquette D ou mieux.
C’est l’Anah qui verse les subventions, via différents programmes, dont MaPrimeRénov’ Ampleur pour les travaux les plus importants. En 2024, ces aides ont représenté 2,4 milliards d’euros de subventions au total. Le taux moyen de prise en charge par l’Anah a été de 63 %, ce qui signifie qu’en moyenne, près des deux tiers du coût des travaux ont été couverts par les aides publiques.
En 2024, 46 800 passoires thermiques ont été rénovées avec l’aide de l’Anah. Cela représente 51 % de l’ensemble des logements aidés. Autrement dit, plus d’un logement sur deux bénéficiant de ces subventions était au départ une « passoire thermique », c’est-à-dire avec un DPE en F ou G. Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %.
Oui, les chiffres montrent que les aides sont fortement orientées vers les passoires thermiques. Plus de la moitié des logements aidés étaient des passoires, et pour MaPrimeRénov’ Ampleur, près des trois quarts. Si votre DPE est en F ou G, vous êtes clairement dans la cible prioritaire des dispositifs d’aide, ce qui peut rendre une rénovation lourde beaucoup plus abordable.
Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur. Cela signifie que près d’un chantier d’ampleur sur deux aidé par ce dispositif concerne un foyer aux revenus modestes. L’effort public est donc clairement dirigé vers les propriétaires qui ont le plus de difficultés à financer de gros travaux.
Les ménages plus aisés représentent 12 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur. Vous êtes donc moins nombreux à en bénéficier, mais vous n’êtes pas exclus. En pratique, les aides existent aussi pour vous, avec des montants généralement plus faibles et un reste à charge plus important que pour les ménages modestes.
Les logements liés à Loc’Avantages ne représentent que 3 % des rénovations d’ampleur aidées en 2024. Cela reste donc marginal par rapport à l’ensemble des chantiers. Si vous êtes bailleur et que vous louez sous ce dispositif, vous pouvez être aidé, mais les chiffres montrent que peu de propriétaires l’utilisent encore pour des rénovations lourdes.
Les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées en 2024. Cela signifie qu’une grosse part des subventions va à des immeubles collectifs, souvent dans le cadre de projets de rénovation globale votés en assemblée générale. Si votre copropriété hésite à se lancer, ces chiffres montrent que de nombreux immeubles passent déjà à l’action avec un soutien financier significatif.
Les chiffres montrent que les rénovations ne se limitent pas aux copropriétés, mais les copropriétés pèsent tout de même 42 % des opérations. En maison individuelle, la décision est plus simple à prendre car elle dépend uniquement de vous, et le montant moyen des travaux, 41 500 euros, donne un ordre de grandeur des projets qui sont aujourd’hui aidés. Avec un taux moyen de prise en charge de 63 %, le reste à charge peut être fortement réduit.
En 2024, le montant moyen des travaux pour les rénovations d’ampleur aidées par l’Anah a été de 41 500 euros. C’est une moyenne : certains projets coûtent moins, d’autres plus, selon la taille du logement et l’état de départ. Avec un taux de prise en charge moyen de 63 %, la part restant à votre charge tourne, en moyenne, autour d’un tiers du coût total.
Le DPE est l’outil qui permet de classer votre logement (A à G) et d’identifier s’il est considéré comme une passoire thermique. Pour une rénovation d’ampleur, un audit énergétique (étude détaillée des travaux à réaliser pour améliorer le logement) est souvent demandé pour dimensionner le projet et justifier les aides. Plus votre projet permet de faire progresser votre étiquette DPE, plus il entre dans la logique des rénovations d’ampleur encouragées par l’Anah.
Les données récentes montrent que les rénovations énergétiques lourdes ne sont plus réservées à quelques pionniers : 91 900 logements aidés en 2024, 46 800 passoires thermiques rénovées, un montant moyen de travaux de 41 500 euros avec 63 % d’aides en moyenne. Si votre logement est mal classé au DPE, que vous êtes en copropriété ou propriétaire bailleur, ces chiffres prouvent qu’il est possible de passer à l’action avec un soutien financier significatif. Un diagnostic précis (DPE, audit énergétique) reste le point de départ indispensable pour savoir où vous en êtes et quelles aides vous pouvez mobiliser.