En cette fin d’année 2025, divers rapports et études ont été publiés sur la précarité énergétique habitat. Une situation qui risque de s’amplifier avec la fin du bouclier tarifaire pour les énergies et les diverses inflations qui ont lieu dans tous les domaines sauf les revenus.
La précarité énergétique ne touche pas seulement l’habitation, elle est aussi présente dans les transports. En 2023, 15 millions des Français sont en précarité énergétique mobilité, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent plus se déplacer comme ils le souhaitent ou qu’ils doivent renoncer à se déplacer à cause du prix du carburant ou d’un véhicule vieillissant coûteux.
En ce qui concerne l’habitat, le baromètre info-énergie du Médiateur national de l’énergie et le tableau de bord de l’ONPE (Observatoire National de la Précarité Énergétique), publiés récemment, montrent que les Français sont de plus en plus nombreux à être en situation de précarité énergétique.
La trêve hivernale interdisant les coupures d’énergie n’est qu’un répit pour les foyers ayant des impayés de facture d’énergie. C’est pour cette raison que le médiateur national de l’énergie lance un nouvel appel au Gouvernement afin que les coupures d’énergie soient interdites toute l’année avec une mise en place d’un droit à une alimentation minimale en électricité pour les besoins essentiels du quotidien.
9.8 millions de Français (habitants hors logements sociaux) vivent sous le seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à 1 288 €/mois en 2023.
En 2024, les aides financières nationales ont permis de financer via les dispositifs MPR 330 000 dossiers de travaux de rénovation énergétique (81 000 dossiers pour une rénovation d’ampleur et 249 000 dossiers pour une rénovation par geste).
En 2024, les bénéficiaires du chèque énergie ont été 81,8 % à l’utiliser. En 2025, les chèques n’ont été envoyés qu’en novembre au lieu d’avril et n’ont plus été envoyés automatiquement à l’ensemble des ayants-droits ce qui a pu aggraver la situation de certains foyers.