Depuis le 1er août, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a validé une hausse moyenne de 2,5 % du tarif réglementé de vente de l’électricité. Pour un foyer moyen, cela représente environ 26 euros supplémentaires par an, avec une facture qui passe de 1 046 à 1 072 euros pour une consommation annuelle de 4,5 MWh. Cette évolution, qui s’explique principalement par l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), intervient alors que le gouvernement a récemment présenté un plan national d’électrification comprenant 22 mesures pour encourager le recours à des équipements plus performants, comme les pompes à chaleur réversibles.
Vous vous demandez concrètement ce que cette hausse change pour vous, et comment elle peut impacter les diagnostics et l’audit énergétique de votre logement ? Voici ce qu’il faut retenir, et comment bien vous préparer lors de la venue d’un professionnel.
L’augmentation de 2,5 % du tarif réglementé de l’électricité, décidée par la CRE, trouve principalement son origine dans la hausse du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Ce tarif permet de financer le transport et la distribution de l’électricité jusqu’à votre logement. Dans le même temps, le plan national d’électrification du gouvernement vise à accélérer la transition énergétique, notamment en favorisant l’installation d’équipements plus économes en énergie, comme les pompes à chaleur réversibles.
Cette hausse intervient dans un contexte où l’efficacité énergétique des logements devient un enjeu crucial, tant pour maîtriser la facture d’énergie que pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires lors de la vente, de la location ou de la rénovation d’un bien immobilier.
Face à l’augmentation du coût de l’électricité, réaliser ou mettre à jour un diagnostic de performance énergétique (DPE) ou un audit énergétique devient plus que jamais pertinent. Lors de l’intervention, voici à quoi vous attendre concrètement :
Le but du diagnostic énergétique est d’identifier les points forts et les axes d’amélioration de votre logement. Le professionnel va notamment :
Si vous faites réaliser un audit énergétique plus poussé, le rapport pourra aussi proposer des scénarios de travaux pour améliorer la performance de votre logement et réduire l’impact de la hausse des tarifs.
Pour que le diagnostic se déroule dans les meilleures conditions, voici quelques conseils pratiques :
Enfin, prenez un moment pour poser toutes vos questions au professionnel : il pourra vous conseiller sur les gestes à adopter pour limiter l’impact de la hausse des tarifs, et sur les solutions pour rendre votre logement plus économe.
La hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité peut sembler modérée, mais elle s’inscrit dans une tendance de fond qui encourage chaque particulier à mieux connaître la performance énergétique de son logement. Un diagnostic précis et à jour, associé à quelques travaux ciblés ou à l’installation d’équipements plus performants, peut vous aider à limiter vos dépenses et à valoriser votre bien immobilier. Prendre les devants, c’est aussi se donner les moyens de faire face sereinement à l’évolution du coût de l’énergie.